Édito
Rendez-vous dans dix ans !
En
découvrant le communiqué de presse de la FNPF, j’ai
été très sensible à cette volonté
d’ouvrir la pêche aux femmes… Surpris également.
Alors quoi, les femmes seraient différentes des hommes sur les
berges quand il s’agit de tremper du fil dans l’eau, de
surveiller le « bouchon » et de titiller Gobio gobio ?
Non, cela je ne le crois pas.
Par contre ce que je sais avec certitude c’est que le nombre de
cartes poursuit sa descente aux enfers malgré les discours apaisants
des uns et des autres et que ce ne sont pas les statistiques cyclothymiques
des cartes jeunes, cartes découvertes, cartes vacances etc…
qui prouvent le contraire.
Pour se rendre compte de l’état des troupes, il suffit
de se promener dans les allées des salons pour comprendre qu’il
nous manque une génération.
Entre les moins de 40 et plus encore chez les moins de 20 ans, il y
a un trou important.
Nous avions en juillet 1997 avec quelques collègues et le CSP
créé « la chartre des écoles de pêche
». Puis les écoles de pêche étaient rentrées
sous la coupe de l’UNPF pour devenir avec la FNPF les «
Ateliers Pêche et Nature ».
Pourquoi pas si c’est dans l’air du temps !
Néanmoins, il manque l’essentiel : la pêche ne s’adresse
ni aux enfants en général, ni aux femmes en particulier,
mais bien à tous. Pour sauver notre pratique, seules des rivières
poissonneuses et des berges accueillantes, sécurisées
et en bon état, permettront à tous les pêcheurs
au coup de retrouver les chemins de la pêche.
Si la pêche est un sport individuel, elle n’est pas une
activité individualiste et nous devons tous « recruter
».
En agissant dès aujourd’hui, j’ose espérer
que nous serons autant dans dix ans, mais pas moins.
Daniel LAURENT
Rédacteur en chef