LA PECHE DANS LE GARD
les poissons de sports

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Le Black Bass, Joyaux du Gard
Originaire d'Amérique du Nord, le Black bass a été introduit dans les eaux gardoises dès le début du XXème siècle où il s'est développé avec succès.
Les eaux chaudes et productives des lacs et rivières de plaine de notre département sont en effet favorables à cette espèce qui trouve, au milieu des herbiers aquatiques, des nénuphars et des arbres morts tombés dans l'eau,
un milieu idéal pour sa croissance.

Les Indiens Algonquins l'appelaient "At-chi-gane", c'est à dire "celui qui se débat". Il est vrai qu'au bout d'une ligne le Black bass est un formidable adversaire qui se bagarre avec ruse, ponctuant ses rushes puissants de sauts acrobatiques spectaculaires pendant lesquels il agite frénétiquement sa gueule pour se débarrasser du leurre. Sa capture constitue toujours une belle émotion pour le pêcheur sportif.

Les techniques de pêche utilisant des leurres artificiels sont les plus adaptées. Que ce soit au lancer léger ou au fouet, avec l'incroyable gamme de leurres existants, les possibilités sont très diversifiées. L'humeur du Black bass est toutefois assez versatile et des pêches mémorables peuvent alterner avec des bredouilles retentissantes.
A la belle saison, on peut le rechercher en surface et bénéficier du spectacle fabuleux de ses attaques rageuses, tandis que par eau plus fraîche on le trouve davantage à proximité du fond. Il ne faut pas hésiter à prospecter les obstacles les plus denses pour le débusquer.
Les hameçons et les dispositifs anti-herbes, de même que l'utilisation de lunettes polarisantes permettant de mieux voir sous l'eau, sont conseillés.

Dans les eaux gardoises, le Black bass est bien représenté dans les "caissons" et contre canaux du Rhône, la basse Cèze, le moyen et bas Gardon, les canaux ou autres "roubines" de Camargue et le bas Vidourle.
Il ne tient qu'à vous de venir découvrir ce fantastique emblème de la pêche sportive dans le Gard : si vous aimez les sensations fortes, vous allez être servis!

La Truite fario,
la sauvageonne des eaux vives
Symbole absolu des eaux pures, la Truite fario est un beau poisson aux formes harmonieuses dessinées par dame Nature pour évoluer dans les courants. La fario sauvage des versants cévenols méditerranéens est plutôt sombre, avec une majorité de points noirs sur les flancs. Comme tous les autres Salmonidés, elle possède une petite nageoire adipeuse caractéristique sur le dos, près de la queue. C'est un prédateur opportuniste qui se nourrit aussi bien d'invertébrés aquatiques que de petits poissons, dont d'ailleurs sa propre progéniture. Un des principaux intérêt de la pêche de la Truite est sans doute le cadre somptueux dans lequel le pêcheur peut évoluer : paysages granitiques de vallées cévenoles ou dédales de gorges calcaires plantées de chênes verts. Traquer la Truite fario dans les eaux gardoises est une véritable invitation au rêve. Rien de tel, pour se ressourcer, que de suivre le fil de l'eau qui chante, de sauter de rochers en rochers et de se fondre dans la nature pour surprendre le gobage furtif d'une belle "zébrée"...

Les techniques classiques peuvent être utilisées avec succès, suivant les endroits et le niveau des eaux. Le toc et le vairon manié sont les techniques les plus pratiquées.
Mais on peut tout à fairt réussir au lancer léger ou ultra léger ou encore à la mouche artificielle : le pêcheur a le choix des "armes" ! Toutes nos rivières de première catégorie, dont certaines de réputation nationale, hébergent d'intéressantes populations de Truites.
La Dourbie, l'Hérault, l'Arre, la Vis, le haut Vidourle, les Gardons cévenols, la haute Cèze, la Tave et tous leurs ruisseaux affluents sont autant de parcours diversifiés où chaque pêcheur puisera, dans sa quête d'absolu, de nouvelles émotions. On trouve également de belles fario dans les lacs de Sénéchas, des Pises, et de Sainte Cécile d'Andorge. Certaines zones intermédiaires entre la 1ère et la 2nde catégorie piscicole comme l'Hérault, le Gardon d'Anduze ou encore les Gorges de la Cèze et du Gardon hébergent des poissons de plusieurs kilos. Une truite Fario de 10 Kg a été capturée.

Le Sandre, Prince de Camargue
Venu de l'Europe de l'Est, ce poisson très renommé auprès des pêcheurs de carnassiers, que ce soit pour sa pêche passionnante ou pour la qualité de sa chair, a initialement été introduit dans le Gard. C'est le pisciculteur roumain Corchus, installé en Camargue à Sylveréal, près du petit Rhône, qui a été à l'origine de son acclimatation dans les années 60 et de son développement dans les eaux françaises. Peu de pêcheurs savent que le Gard fut la "terre d'adoption" de ce poisson qui a révolutionné la pêche des carnassiers en France.

Les Sandres se tiennent volontiers sur le fond, à proximité des ruptures de pente et des zones encombrées (arbres morts, souches, éboulis rocheux, etc.). Pour les capturer, il faut savoir être discret et perspicace. La pêche au vif est la plus utilisée, mais on obtient aussi de très bons résultats au poisson mort ou au ver maniés et aux leurres en plastique souple. Les appâts utilisés ne doivent pas être trop gros : l'oesophage étroit du Sandre ne lui permet pas d'avaler des proies volumineuses. Le Rhône, le petit Rhône, le Gardon, la basse Cèze, le canal du Rhône à Sète, le canal du bas-Rhône Languedoc, le Vidourle ou encore le lac de la Rouvière sont les secteurs les plus réputés pour sa pêche. Dans les eaux gardoises riches et tempérées, où la croissance des poissons est rapide, des spécimens de plus de 10 kg ont déjà été capturés. Nous ne pouvons que vous souhaiter qu'il vous arrive la même aventure!

Le Silure, Géant du Bas Rhône
Autochtone au bassin du Danube, le Silure aurait été introduit au milieu des années soixante dans la Seille, à partir de laquelle l'espèce aurait colonisée le Rhône. Dans ce grand fleuve, où il prospère de façon remarquable, le Silure a trouvé un milieu adapté à son développement. C'est le plus gros poisson de nos eaux douces.

Il se caractérise par un corps allongé à peau nue, large et trapue dans sa partie antérieure. La coloration générale du corps est vert-bronze, avec un dos sombre et le ventre clair. La tête est forte, aplatie, et porte 6 barbillons qui jouent le rôle de capteurs.
Les petits Silures ne doivent pas être confondus avec des poissons chats qui, eux, portent 8 barbillons.
Une particularité de ce grand poisson est qu'il possède des yeux minuscules, signe d'une vie orientée plutôt vers la pénombre (profondeur, ombrage, activité nocturne). Grâce aux cellules sensorielles de sa ligne latérale, à son système d'audition perfectionné et à son odorat très fin, le Silure est capable de détecter très précisément les mouvements et la composition des proies qui entrent dans son champ d'action.

Ce carnassier a un régime alimentaire à tendance omnivore et opportuniste : il se nourrit tout aussi bien d'écrevisses, de moules d'eau douce, de vers, de débris végétaux et bien sûr de poissons. Sa réputation de destructeur a largement été surfaite. Le Silure est en réalité un régulateur des grands poissons blancs (Brèmes, Tanches, Carpeaux, Carassins, etc.) ou encore de Mulets remontant assez loin l'embouchure du fleuve, et qui n'ont d'autres prédateurs.
Des prises exceptionnelles de près de 100 kg pour 3 mètres de long, constituant les records de France, ont été réalisées dans les eaux gardoises du Rhône et du Petit Rhône, où existent des fosses profondes qui constituent son habitat de prédilection. L'utilisation d'une embarcation avec moteur permet d'aborder les postes et de mener les combats avec les poissons ferrés dans les meilleures conditions. On le trouve également dans le canal du Rhône à Sète et, de façon plus anecdotique, dans le bas Gardon.

 

Pour pêcher ce géant, le matériel doit être adapté : cannes puissantes et moulinets type mer garnis d'une ligne résistant à au moins 20 kg. Selon la saison, les postes et l'activité des poissons, les appâts naturels (vers, vifs, poissons morts maniés, etc.) et les leurres (gros poissons nageurs, grands leurres souples et cuillers ondulantes lourdes) se révèlent tour à tour efficaces. Depuis quelques années, les Silures semblent toutefois devenir de plus en plus méfiants : le pêcheur doit donc innover dans l'approche et les techniques de pêche de ce fantastique poisson s'il veut vivre le combat extraordinaire qu'est capable de livrer ce grand combattant, justifiant à lui seul un séjour pêche dans notre beau département ensoleillé.

La Carpe, puissante et rusée
On devrait plutôt parler des Carpes puisqu'il existe 3 principales variétés : la forme sauvage de rivière (Carpe commune) est allongée et massive, entièrement recouverte de grandes écailles, alors que les formes d'élevages, sélectionnées en pisciculture pour obtenir des filets larges et avec peu d'écailles, sont plus trapues et possèdent seulement quelques écailles à la base des nageoires (Carpe cuir) ou sur une rangée le long des flancs et sur le dos (Carpe miroir). La tête est relativement grosse et la bouche porte quatre barbillons qui constituent des récepteurs est jaunâtre.

La Carpe a régime alimentaire de type omnivore, à prédominance carnée. Elle se nourrit tout aussi bien de vers, de larves aquatiques, de zooplancton que de graines, de détritus végétaux ou même d'alevins. Tout en muscles, sa puissance exceptionnelle la classe parmi les poissons les plus combatifs des eaux douces. C'est aussi sans doute l'un des plus intelligents tant sa méfiance légendaire lui fait déjouer - mais pas toujours ! - les pièges les plus habiles des pêcheurs.

Depuis maintenant une quinzaine d'années, la pêche de la Carpe a considérablement évolué et a connu un essor remarquable depuis la vulgarisation des méthodes anglaises. Les techniques de pêche sont devenues perfectionnées et très efficaces, en particulier par l'utilisation de la bouillette, qui permet la fabrication d'appâts "sur mesure", et de matériel adapté aux pêches lointaines ou dans les endroits encombrés, en employant des montages sophistiqués.
La très grande majorité des carpistes ont appris à respecter leurs captures qui, après la photo souvenir, regagnent leur élément en parfaite condition, avec la chance de la reprendre plus tard, encore plus grosse. L'intérêt majeur de cette pêche reste en effet les moments fantastiques que vit le pêcheur aux prises avec un gros poissons, le combat pouvant parfois durer une heure.
La contemplation attentive de la nature environnante, les sessions de plusieurs jours (et nuits dans les secteurs autorisés) au bord de l'eau, la convivialité entre carpistes comme l'image moderne et sportive qu'elle véhicule ne font que renforcer l'intérêt pour la pêche de la Carpe.

Les amateurs d'émotions fortes seront récompensés en pêchant dans les eaux gardoises. Nombreux sont en effet les rivières, canaux et plans d'eau où les Carpes abondent, avec la présence de très beaux poissons.
Le Rhône et le petit Rhône sont déjà bien connus des carpistes pour la quantité et la combativité des "communes" qui y prospèrent. Les canaux de Camargue abritent eux aussi de nombreuses Carpes avec quelques très jolis spécimens dépassant les 15 kg. La Cèze est intéressante à proximité de sa confluence avec le Rhône.
Le Gardon, surtout dans sa basse vallée, est réputé dans l'Europe entière et nombreux sont ceux qui n'hésitent pas à faire le voyage pour venir y séduire les grosses carpes de plus de 25 kg qui s'y sont déjà fait prendre.
Le Vidourle, moins connu, héberge lui aussi de fort belles pièces. Quant aux lacs, celui de la Rouvière attire de nombreux carpistes et dans le plan d'eau des Camboux on a récupéré, lors de la vidange de 1992, une Carpe miroir estimée à 30 kg.
C'est sûr : le carpiste peut s'attendre, en pêchant dans le Gard, à des surprises ... de taille
s !



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