LA PECHE DANS LE GARD
A B E C E D A I R E

• A comme Aubais. C’est sur le Vidourle à Aubais, que le peintre G. Courbet a trouvé son inspiration et a transposé sur un tableau désormais célèbre, les couleurs des pierres du vieux pont et les teintes changeantes du fleuve. Mais il ne s’agissait pas, bien entendu, d’une peinture… à l’eau !

• B comme Brêmasse. Nom donné à la grosse brème par les pêcheurs du Languedoc Roussillon. Cette terminaison « asse » peut aussi affubler le gros gardon qui devient « gardonasse » mais plus souvent le chevesne, appelé cabot… donc «cabotasse».

• C comme Cévennes. Pouvais pas la louper ! Pardon les louper… Les Cévennes sont célèbres pour leurs monts, leurs rivières et leurs produits renommés comme : la Margeride, l’Aubrac, la vallée du Lot, les gorges du Tarn… les Champignons et les Châtaignes ! Tiens aussi des « C » !.

• D comme Daurade. La Royale est présente sur toute la côte du Languedoc, depuis l’Espiguette jusqu’à Cerbère. Poisson euryhalin, la daurade vit près des côtes dans des fonds n’excédant pas 25 à 30 mètres. Elle adore les secteurs de sable entourés de rochers où viennent se réfugier les petits crabes.

• E comme Education. La législation et les réglementations sont claires : Tout poisson ne peut être prélevé de son milieu, s’il n’est pas mature. Donc il doit avoir la possibilité de se reproduire au moins une fois. L’Education voudrait que les pêcheurs observent cette règle, même si elle n’est pas obligatoire, puisque non appliquée dans les faits par les élus de la pêche associative ou les capitaineries pour la mer. Un comble pour ceux qui sont chargés de faire appliquer cette législation salutaire. L’éducation a effectivement bien deux vitesses !

• F comme Flaganelle. Cette mystérieuse mouche artificielle fut inventée par Dédé Chapuis au GPS d’Alès en Cévennes. Personne ne l’a vraiment vue et pourtant elle fait des merveilles dans des mains expertes. En réalité « la flaganelle » est un terme généraliste pour désigner la mouche porte-bonheur du moucheur.
Donc… chacun à la sienne.
Sacré Dédé !

• G comme Guide. Un guide est donc quelqu’un qui… « guide ». Il mène des pêcheurs sur un parcours pour leur faire reconnaître le chemin, les passages. Puis il explique l’approche des postes, conseille sur le choix de la mouche etc… Un « moniteur », lui est chargé de l’enseignement de l’activité, le contrôle et la modification de la gestuelle, la fabrication ou l’utilisation des outils.
Le guidage et le monitorat seraient donc deux professions distinctes, comme ceci existe ailleurs, par exemple au ski ou au tennis. Quoi qu'il en soit la fusion des métiers est programmée..

• H comme Harmonie. Harmonie des gestes, harmonie avec la nature, harmonie des comportements… Voilà un mot qui convient bien au pêcheur, qui doit vivre en harmonie avec la nature. Dommage que ce mot ait tendance à s’éclipser de notre vocabulaire du début de ce troisième millénaire.

• I comme Itinéraires. Ce site vous propose de nombreux itinéraires pour découvrir des coins de pêches « encore plus malins », décrits par des pêcheurs d’expérience, mais surtout sensibles à la retransmission des savoirs et des connaissances. Itinéraires Intelligents conviendraient donc parfaitement à ces éditions dédiées à la pêche et aux plaisirs du terroir.

• J comme Jeunes. Une carte à bas prix, qui permet aux moins de seize ans de pêcher comme des grands. Cette carte est valide dans tous les départements du club halieutique interdépartemental. Dans certains départements, cette carte jeune représente plus de 25% de pêcheurs.
L’avenir est donc à l’optimisme.

K comme Kayak. Le mot qui fâche ! Comme canoë. Il est vrai que le partage de la rivière se fait trop souvent aux dépends du pêcheur. Il ne lui reste guère, quand tout va pour le mieux, que deux moments pour s’adonner à son activité et être à peu près tranquille. Le matin et le soir. Deux coups importants pour les moucheurs, mais pour les autres… Ces derniers demandent respectueusement aux autorités la modification des heures de pêche. Vous savez le grand ya’Ka !

• L comme Liche. Ce poisson de mer n’est pas vraiment adulé par les pêcheurs sportifs. On le capture un peu à l’improviste en recherchant les thons ou les bonites. Alors pourquoi en parler ? Disons que notre esprit partisan nous oblige à rappeler que le record de France, 25 kilos, a été capturé à la pointe de l’Espiguette, dans le Gard. Encore un record !

• M comme Mangouille. C’est le nom sarcastique que donne les pêcheurs aux truites arc-en-ciel de bassines qui ne peuvent se reproduire, puisque totalement dépourvues de moyens géniteurs... en état de fonctionnement. Ce qui fait le bonheur des pisciculteurs. Avec les milliards de truites déversées dans les rivières, les tonnes de truitelles de printemps, depuis le temps, si ce système marchait vraiment… nous devrions marcher dessus.

• N comme No-kill. L’idée de graciation, comme disent nos cousins du Québec, devient une autre manière d’envisager la pêche d’aujourd’hui pour des pêches prometteuses demain. Cette possibilité doit-elle être étendue à toutes les espèces ? Doit-elle être systématique ? Aujourd’hui plus personne n’a réellement besoin de pêcher pour vivre, mais un beau poisson dans mon assiette est aussi une satisfaction que je me réserve de temps en temps. Le nombre et la taille n’ont rien à voir dans cette affaire. "ce n'est pas le poids qui fait le pêcheur et encore moins le pêcheur qui fait l'homme"


Gardez une trace de vos captures

• O comme Olive. Pour pêcher les très gros chevesnes, mettez une belle olive du Pays d’Oc sur un hamecon N°10. Lancez et caler. Lorsque vous entendrez que le poisson casse le noyau, vous pourrez ferrer !

• P comme Pises. Il s’agit d’un lac de première catégorie qui se trouve dans la montagne du Lingas, Domaine de Cauvalat. On y accède par le col du Minier. Ce lac est une retenue artificielle qui mérite ( parfois ) le détour.

• Q comme Quèzac. L’eau de cette source est mis en bouteilles dans la ville du même nom. Qui dit eau, dit poissons ! Les truites qui habitent dans les tributaires de ce terroir de la Lozère ne sont pas nombreuses, mais de belles tailles, car peu pêchées. Vous devriez y faire une très bonne cure !

• R comme Rivière. Une rivière c’est de l’eau, une pente, des accélérations, des ralentissements, des températures, de l’oxygène et la présence d’espèces animales, dont des poissons, qui correspondent à tous ces facteurs. Pourquoi faudrait-il modifier ce schéma naturel, ce cheminement géographique, pour faire plaisirs à quelques pêcheurs en mal de prises. Il y a déjà des truites arcs-en-ciel dans les canaux… à quand des sardines génétiquement modifiées en première catégorie ?

• S comme Silure. Les trois derniers records de France de la pêche du silure de ces 5 dernières années, sont Gardois. Ils ont été pêchés dans la partie du Petit Rhône située entre St Gilles et Sylveréal. Mon record personnel est de 2.26 m pour 85 kilos (août 200 )
Avis aux amateurs !

• T comme Tabanas. C’est cette mouche artificielle, pur produit cévenol, qui a permis à l’équipe de France de remporter son titre de championne du monde aux Etats Unis.

U comme Utile(s). Combien de produits avons-nous dans notre caisse à pêche, dans des cartons, dans le garage, dont nous ne servons jamais ? Cela peut servir se dit-on, un jour, peut-être. Et au final, évidemment, on jette. Il serait plus simple de faire cadeau de ces choses inutiles à une école de pêche. Voilà un vrai acte qui serait UTILE.

• V comme Vie. La vie aquatique ne se limite pas à la vision que l’on peut avoir des poissons dans leur élément. Pour qu’ils soient présents, encore faut-il qu’ils trouvent une source de nourriture. Les insectes participent non seulement ce rôle alimentaire, mais ils jouent un rôle majeur dans l’écosystème. La coupe systématique des supports arborés le long des berges est une évidente absence de poissons au fil des coupes, au fil du temps.

• W comme Wadding. Cette espèce de “grenouillère” que porte les pêcheurs, s’utilise avec des chaussures indépendantes. Pour ne pas déraper sur les pierres ou roches glissantes, les semelles sont souvent en feutre. Rien à voir avec ce reporter de France 2 qui assurait à Télé Matin que ces semelles permettaient d’approcher les poissons plus discrètement, sans faire de bruit…. Quand on ne sait pas, on se tait. Ou on change de métier !

• X comme X. Cette donnée de l’inconnue, fait encore tout le charme de notre passion. Où vais-je trouver les poisson aujourd’hui. Qui vais-je rencontrer au bord de la rivière : une biche, un castor, un autre pêcheur ? Ce dernier bipède sera-t-il convivial où voudra-t-il absolument me passer devant ? X… X… Des données parfois inconnues, mais qui, pour les relations humaines, le deviennent malheureusement de moins en moins.

• Y comme Yellow. La Yellow Mayflay est une imitation de mouche de mai, que l’on utilise en juin, qui rend de très grands services quand les éclosions sont rares. Cette artificielle mi-émergente, décide parfois les truites quand elles n’ont pas le nez pointé vers la surface.

Z comme Zone. La création de zones intermédiaires, en limites de la seconde et la première catégorie, permet de créer une zone tampon réservée au déversement de « truites de bassines ». Ceci permet de ne pas « polluer » génétiquement les souches autochtones, mais plus encore, permet au pêcheur de savoir ce qu’il pêche et où il le pêche. Encore faudrait-il que les gestionnaires ne leurrent pas les pêcheurs en déversant de « fausses vraies truites farios » élevées en piscicultures !. La pêche consiste à leurrer le poisson pour mieux le prendre.
Dans ce cas précis ceci s’applique aux pêcheurs qui se font prendre à cet artifice, heureux, béats. Pire… ils en redemandent


 



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