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anatomie de la brème commune

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Anatomie, noms scientifiques et communs

Appellations :
Classe des Actinoptérygiens.
Ordre des Cypriniformes.

Famille des cyprinidés.
Nom scientifique: Abramis brama
Synonyme: brama
Anglais: Bream
Noms vernaculaires courants:
grande brème, brame, plateau, plaque, plaquette, brassen, daoradou, brèmasse


Règne
Animalia
Embranchement
Chordata
Sous-embr.
Vertebrata
Super-classe
Osteichthyes
Classe
Actinopterygii
Sous-classe
Neopterygii
Infra-classe
Teleostei
Super-ordre
Ostariophysi
Ordre
Cypriniformes
Super-famille
Cyprinoidea
Famille
Cyprinidae
Genre
Abramis

Curieux destin que celui de la brème commune… Voici un poisson âgé de plus de 50 millions d’années, qui ressemble à un bossu avec son corps aplati et recouvert de mucus visqueux. Un poisson qui fait pester le pêcheur amateur en quête d’une friture, mais fait le bonheur des pêcheurs de compétition. Faisons connaissance avec ses habitudes et ses comportements afin de mieux le piéger. Sua quemque trahit voluptas

Anatomie et ichtyologie
De son vrai nom, Abramis brama, la brème commune est affublée de divers surnoms suivant son implantation régionale : quand elle est grosse, elle est la « brèmasse » en Languedoc-Roussillon, la « brème daourade » dans le Gard et « la plateau » dans le Nord. Quant aux brames, bramas, brémailles, baveuses, bresens, breumes et plaquettes, ces noms désignent plutôt les petits sujets.

Il existe cinq espèces de brèmes en France :

  1. la brème commune ou franche, Abramis Brama.
  2. la brème bordelière, Abramis Bjoerkna.
  3. la brème de Bugghenhagen, Abramis Bugghenhagli.
  4. la brème de Gehin, Aramis Gehini (du nom du découvreur de la fécondation artificielle au 19ème siècle).
  5. la brème rosse ou rousse, Abramis Abramorutilus, qui serait issue d’une hybridation avec le gardon, (comme la brème de Bugghenhagen) et vit dans les grands fleuves.

Deux autres espèces, la brème de Sopa et la brème de Zerte, sont des poissons d’Europe centrale. À noter que la brème commune est absente en Alpes-Maritimes, en Isère et dans le lac Léman ainsi qu’en Italie et en Espagne, sauf très rares exceptions (brème Scarda).

Poisson de la classe des Actinoptérygiens, de l’ordre des Cypriniformes et de la famille des Cyprinidés, la brème commune (aussi appelée brème franche) perçoit les vibrations dans l’eau par la ligne latérale qui longe son corps.

« La brème perçoit les vibrations dans l’eau par la ligne latérale qui longe son corps. »

Très répandue dans toutes les eaux de l'Hexagone, la brème est le marqueur de la quatrième zone de Huet, une zone définie par une pente relativement faible, possédant une largeur importante, avec de grands débits et un faible courant.
La brème commune occupe les cours moyens et inférieurs des rivières, des canaux, des fleuves et des étangs, s'adaptant très rapidement aux lieux où elle est déplacée, à l'exception des ruisseaux et des eaux fraîches. Les plus gros sujets évoluent dans les herbiers, les fosses et les fonds limoneux.

La période du fraie se déroule vers la fin du printemps. Les brèmes se rassemblent en groupes bruyants. La ponte s’étale sur 6 à 10 jours. L’éclosion est sujette à la température de l'eau. Une légende romanesque allègue que la pudeur de la brème lui ferait croire qu’elle puisse être ovovivipare. Alors, telle « une digne demoiselle qui ne veut se déshabiller », elle se laisserait périr sur le bord de nos rivières…

Lecorps de la brème est large, haut et ovale, et sa tête semble très petite par rapport au reste de son corps comprimé latéralement. Son museau est obtus, sa bouche protractile est placée vers le bas en oblique, et ses lèvres ne portent pas de barbillon. La nageoire caudale est très échancrée et la nageoire anale en forme d’étendard inversé.
À l’âge adulte, la brème peut atteindre 80 cm pour plus de 7 kg, mais sa taille courante varie davantage entre 25 à 35 cm pour 200 à 800 g.
 
« Il s’agit très certainement du poisson le plus large des poissons d’eau douce. »

Le mucus qui recouvre la brème est une espèce de gélatine visqueuse. De ce fait, la brème est toujours engluée dans un cocon constitué de mucus... S’il est détérioré, le temps qui lui est nécessaire pour se reconstituer peut permettre aux parasites de s'introduire sous les écailles. C'est le cas, de certains champignons ou protozoaires comme Ichtyophtirius multifilius (points blancs sur le dos), souvent mortels après quelques jours. Il est donc recommandé d’avoir les mains mouillées pour manipuler tous les cyprins, et notamment la brème.

Sa consommation de larves d’insectes, spécialement les chironomes et les annélides, en fait un poisson très facile à leurrer au fouillis de vers de vase, aux asticots et pinkies. Ceci ne l’empêche pas de se nourrir également de pain, de graines (maïs et pois chiches), de mollusques et de terreaux.

Elle se déplace généralement en bancs importants. Dans les lacs et les étangs, elle longe lentement les bordures.
Les petites rivières calmes sont plus difficiles à pêcher ; c’est pourquoi, sur des parcours où la pêche est à moins de 10 m, l’amorçage à la coupelle est indispensable. Les effluves des farines et des arômes attireront la blanchaille, puis les gardons et enfin la brème, ceci sans perturber la quiétude du lieu. Les pêcheurs sportifs la recherchent à la ligne flottante, avec des montages fins et tactiles à la grande canne, en canal et rivière. Le feeder et la pelote sont plutôt utilisés en fleuve mais c’est surtout à l’anglaise, en lacs et en étangs, ou à l’agrainage en rivière, que la pêche de la brème a le plus d’adeptes aujourd’hui.

« La brème cherche sa nourriture tête en bas, nageoire caudale relevée. »

Valeur piscicole
Intérêts
nulle
faible
moyenne
forte
sensiblité à la pollution
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biodiversité patrimoniale
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loisir pêche
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économie touristique
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qualités culinaires
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En résumé 

  • La brème perçoit les vibrations dans l’eau par la ligne latérale qui longe son corps.
  • La femelle pond 30 000 œufs par kilo de son poids.
  • Le mucus qui recouvre la brème la protège des maladies.
  • Poisson omnivore et grégaire, la brème vit en bancs nombreux dans les étangs.
  • L’anglaise est plus efficace que la canne pour traquer les grosses brèmes.

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